Ministère de la communication - Mihoubi répond aux questions des députés sur la publicité
Mihoubi répond aux questions des députés sur la publicité

Mihoubi répond aux questions des députés sur la publicité, l’actualisation des textes, la couverture médiatique à la télévision ainsi que la finalisation de la carte radiophonique

 

 

Le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Communication, M. Azzedine Mihoubi a affirmé jeudi 31 décembre 2009 qu'il n'y avait pas de monopole sur le marché de la publicité, libéralisé depuis 22 ans.

Répondant à une question orale à l'Assemblée Populaire Nationale (APN) sur la réglementation du domaine de la publicité et son rôle dans le développement local, M. Mihoubi a précisé que l'Agence Nationale d'Edition et de Publicité (ANEP) n'exerçait aucun monopole sur le marché de la publicité en Algérie. Il a précisé que l'agence en question ne gérait que près de 56% du marché national de la publicité. Elle gère les annonces à caractère institutionnel ou juridique, mais pas la publicité commerciale.


Sur les 80 quotidiens que compte le paysage médiatique national, 6 seulement sont publics et ne peuvent donc pas monopoliser toute la publicité. Ce sont les 74 journaux de la presse privée qui bénéficient des revenus publicitaires importants.

Concernant le retard accusé dans la publication des appels d'offres dans les journaux, le secrétaire d'Etat l'a imputé à des raisons purement techniques, liées notamment à l'incapacité de certaines entreprises à faire face au volume important d'annonces qui leur parviennent. Il a également précisé que certaines entreprises faisaient passer des annonces avant d'autres en fonction de la rapidité du paiement.  Afin d'éviter à l'avenir tout dysfonctionnement dans la publication des annonces, M. Mihoubi a affirmé que l'ANEP déployait d'importants efforts pour pouvoir publier l'annonce dans un intervalle de 48 heures après son envoi.

Il a précisé que le gouvernement s'attelait actuellement à la mise à jour des textes juridiques régissant le secteur de la communication, à commencer par le code de l'information qui constitue le cadre général régissant la pratique de la profession de journaliste et les autres textes s'y rapportant comme les textes relatifs à la publicité.

M. Mihoubi a estimé important de booster le secteur de la publicité au vu de la dynamique qui marque le secteur économique. Cela implique, a-t-il dit, un encadrement pour atteindre les objectifs fixés à savoir libérer le secteur de la publicité, assurer la transparence et la protection du consommateur, adapter les normes à celles en vigueur de par le monde et enfin, lutter contre le monopole dans ce domaine.

A la question relative à  la couverture médiatique par la télévision nationale (ENTV) des évènements politiques nationaux, M. Mihoubi a qualifié d’infondé tout ce qui est rapporté sur la marginalisation de certains partis politiques sous prétexte qu'ils critiquent l'Etat.

Il a d'autre part, indiqué que l'ENTV assure un service public sur la base d'un cahier de charges et tend à présenter des émissions diversifiées dans les domaines sportifs, politiques, socio-économiques et autres sans marginalisation ou exclusion. 

M. Mihoubi a tenu à préciser que l'ENTV tente de rester loin des conflits partisans et refuse d'être une tribune d'injures à l'encontre de quiconque partant du principe de professionnalisme. Dans ce contexte, il a rappelé le projet de création de 5 chaînes thématiques dans les domaines sportif, culturel, éducatif, d'informations et de proximité à même de consacrer l'interactivité et le pluralisme au sein de la société algérienne.

Il a par ailleurs, précisé que le secteur mise sur l'élargissement du réseau des radios à l'ensemble des wilayas et encourage la création de quotidiens locaux.

Le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé de la Communication, M. Azzedine Mihoubi a par ailleurs souligné que les textes régissant des grandes institutions médiatiques nécessitaient d'être actualisés en vue de s'adapter aux nouvelles mutations sur la scène médiatique.

Dans ce sens, il a appelé à une réflexion sur les réalisations accomplies grâce au code de l'information régissant le secteur depuis plus de 20 ans, ce qui, a-t-il dit, permettra l'élaboration d'un texte répondant aux objectifs auxquels aspire la famille médiatique qui est partie essentielle au débat autour de ce texte.

Concernant les projets du secteur de l'information pour l'année 2010, M. Mihoubi a indiqué que la mise en place des équipements relatifs à la télévision numérique figurait en tête des priorités, précisant que ce projet requiert des efforts considérables. 

Il est également prévu le parachèvement du réseau des radios de proximité pour assurer la couverture de toutes les régions du pays et répondre ainsi à la demande des différentes franges de la société algérienne.

Il sera également question, l'année prochaine, de mettre un terme au phénomène de parasitage que connaissent certaines régions côtières par des stations radiophoniques de pays voisins pendant la période estivale. Une barrière constituée d'émetteurs-récepteurs a été mise en place pour éliminer les interférences.
 
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