Une commission pour la distribution de la publicité dans la transparence

 

Le Ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Hassane Rabehi a fait état, ce mercredi 17 avril 2019, de la mise en place d'une commission chargée de la distribution de la publicité sur la base de "la transparence et l'égalité".

Lors d'une conférence de presse animée à l'issue de la réunion du Conseil du gouvernement, M. Rabehi a indiqué que "le ministère de la Communication a entamé, dans la mesure de ses moyens, la préparation de la Commission qui sera en charge de la distribution des quotas publicitaires sur la base de la transparence, l'égalité et la démocratie", relevant que "le travail de cette Commission ne plaira certainement pas à ceux qui détenaient la part du lion".

Evoquant les dotations publicitaires, M. Rabehi a assuré que le secteur examinera les dossiers et arrêtera les dotations en fonction des cas.

Il a appelé, à cette occasion, la corporation de la presse à engager la création du Conseil supérieur de l’éthique et de la déontologie.

Concernant "l'effacement" des dettes de certains médias, M. Rabehi a démenti toute instruction donnée en ce sens, affirmant qu'"en tant que ministre de la Communication, je ne suis pas habilité à trancher sans me référer aux instances compétentes, à leur tête le ministère des Finances et le ministère de la Justice".

Appelant, à ce propos, les médias à "ne pas induire en erreur le citoyen", M. Rabehi a déclaré "nous traversons une conjoncture difficile, n'aggravez pas les choses davantage et ne versez pas l'huile sur le feu".

Néanmoins, le ministre s'est dit "entièrement disposé à les aider (titres endettés) à travers l'examen des possibilités de prolonger les délais de paiement de manière à préserver les postes d'emploi".

Par ailleurs, et en réponse à une question sur "le blackout" imposé par le ministère de l’Intérieur sur l’identité des personnes ayant procédé au retrait des formulaires de souscription de signatures individuelles pour la candidature à la Présidentielle, le Porte-parole du gouvernement a démenti toute mauvaise intention à ce sujet, ajoutant "je vous assure que le ministre de l’Intérieur peut révéler les noms si cela lui est demandé".

Concernant l’abstention de certains présidents d’Assemblées populaires communales (APC) d'engager le processus du scrutin présidentiel, prévu le 04 juillet prochain, pour "cause d'illégitimité", M. Rabehi a déclaré qu'"à son avis, ces derniers voudraient récupérer le Hirak populaire", estimant que "suivant leur logique , en refusant de coopérer avec l’administration centrale pour réunir les conditions appropriées au déroulement de cette élection qu’ils qualifient d’illégitime, ils se mettent eux-mêmes en situation illégitime, étant donné qu'ils sont issus d'élections dont la légitimité est contestée par certains".

Quant aux magistrats appartenant au Club des juges (non agréé) qui ont annoncé leur refus de superviser la prochaine Présidentielle, le ministre a souhaité qu'ils "se conforment aux exigences de leur profession en termes de modération, de sincérité et de souci de veiller à l’application de la loi".

Sur un autre registre, et s’agissant de la date d’inauguration de la Grande mosquée et de la nouvelle aérogare d’Alger, M. Rabehi s'est refusé à avancer des dates, insistant que "de tels efforts sont bien méritoires".

Pour ce qui est de la communication institutionnelle, le ministre a assuré que le gouvernement "s’attèle à garantir au citoyen l’accès à l’information", estimant que "l’Algérie traverse actuellement une nouvelle expérience qui constitue une école tant pour les citoyens que pour les autorités".