Revue de presse nationale du 21 novembre 2017

Informations relatives au secteur de la Communication:

- La majorité des quotidiens ont évoqué le point de presse animé, hier, en marge de l'inauguration du siège social de la messagerie Anep, à Ouled Fayet, par le Ministre de la Communication, M. Djamel Kaouane, qui a tenu à apporter des précisions sur plusieurs points de son secteur.

S'exprimant sur le cas du quotidien arabophone El-Fadjr, dont sa directrice avait engagé une grève de faim, pour réclamer une meilleure contribution de la publicité publique au profit de son journal, M. Kaouane, qui a évoqué le collectif de soutien à ce journal reçu, dimanche, au niveau du ministère de la Communication où il a laissé une plate-forme relative à la situation actuelle du journal, a précisé, que "le problème du quotidien El-Fadjr est strictement économique" . Il a ainsi révélé les montants des dettes de ce journal qui a bénéficié, durant les sept premiers mois de l'année en cours d'une somme de 4 milliards de centime de l'argent de l'Anep.

Le journal El Fadjr est redevable aux imprimeries d'une somme de 10 milliards de centimes, quant à la maison de la presse, El Fadjr lui doit 300 millions de centimes, puisque durant 13années de location seule une mensualité a été réglée, a précisé le ministre.

Concernant la mise en place de l’Autorité de régulation de la presse écrite (ARPE), M.Kaouane a affirmé que les préparatifs sont en cours, de même pour le Fonds de soutien à la presse. Pour la restructuration des médias publics, le ministre a rappelé qu'il s'agit d'une résolution du CPE qui est en cours d'application.

A une question sur l’évaluation de la couverture médiatique de la campagne électorale, le ministre l’a qualifiée de réussie, saluant le travail accompli par les différents médias et leur «professionnalisme».

Au sujet de ceux qui appellent au boycott des élections locales, M. Djamel Kaouane a déclaré : «Nous sommes habitués à la veille de chaque élection à la sortie des spécialistes anti-Algérie.» Il a évoqué, dans ce sens, la dernière vidéo du youtubeur Anis Tina qui «prouve l’existence de la liberté d’expression même si c’est de l’excès». «Il faut savoir que chaque clic sur cette vidéo est une rentrée d’argent pour son auteur.

- A travers sa rubrique "Commentaire" le quotidien El Moudjahid (P.24) a répondu a ceux qui doutent de la gestion de la publicité institutionnelle.

"A l'évidence, la presse écrite traverse une période difficile. Et si des journaux ont disparu, ce n'est certainement pas à cause de l'ANEP, mais bien à cause à la fois de la rude concurrence que leur mènent la presse numérique et certaines chaînes de télévision et de la rareté du produit publicitaire, que celui-ci soit privé ou public…Alors cessons ces attaques injustifiées contre des frères traités, avec mépris, d'être "inféodés au pouvoir" et de se braquer sur la publicité institutionnelle…".

- Le quotidien L'Expression (P.4) s'est intéressé à une publication proposé par le Cndpi, en contribution à la préparation des élections locales de jeudi prochain.